Pourquoi j’ai eu l’idée d’acquérir un vieux camping-car ?
Pourquoi ai-je choisi un vieux camping-car plutôt qu’un modèle neuf, brillant, bourré de technologies dernier cri ? Parce que je n’avais pas envie de quelque chose de parfait. Je voulais quelque chose de vrai. Un véhicule qui a vécu. Qui porte des traces de routes anciennes, de pluies oubliées, de couchers de soleil déjà vus mille fois. Un camping-car qui ne cherche pas à impressionner, mais simplement à avancer.
Avec le Black Pearl, je sais que tout ne sera pas facile. Qu’il faudra parfois attendre, s’arrêter, écouter ses bruits étranges comme on écoute un vieil ami se plaindre un peu trop. Mais justement… c’est dans ces moments-là que le voyage devient humain. Je n’avais pas envie d’un écran pour me dire où regarder, quoi faire, comment vivre.
Je voulais retrouver le silence, le temps qui s’étire, les décisions simples. On s’arrête ici ou plus loin ? On reste une nuit… ou deux ? Le Black Pearl m’apprend la patience. Il m’oblige à ralentir. À regarder le paysage au lieu de le traverser. Un camping-car neuf m’aurait peut-être emmené plus vite. Mais lui m’emmène plus loin à l’intérieur.
Parce qu’au fond, je n’ai pas acheté un véhicule. J’ai choisi une façon de vivre. Une manière de dire au monde : « Je ne suis pas pressé. » Et dans un monde qui court tout le temps, ça… c’est déjà un voyage.
Ajouter un commentaire
Commentaires